Histoire de toiles

Aujourd’hui, je vous emmène découvrir mon univers artistique. Du crayon à la peinture à l’huile, en passant par le pastel et un peu d’acrylique, suivez-moi, je vais vous faire visiter mon exposition virtuelle!


Découverte d’une passion

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé dessiner. Je n’avais pas vraiment de sujet de prédilection. Je dessinais selon l’envie du moment, que ce soit au crayon, au stylo ou à l’aquarelle.

Le vrai déclic est venu à l’adolescence. Tout a commencé lorsque j’ai hérité d’un vieux livre sur la photographie en noir et blanc, dans lequel se trouvait un chapitre sur les nus artistiques. Je suis tombée sur une photo que j’ai tout de suite eu envie de dessiner. 

J’ai pris une feuille blanche, un crayon et je me suis lancée. Le résultat n’était pas trop mal réussi, pour un premier essai. L’essentiel, c’est qu’en réalisant ce premier dessin de nu, j’ai trouvé LE thème qui m’inspirait. 

Je me suis achetée quelques pastels secs (noirs), un bloc de papier à dessin et un livre pour apprendre à dessiner des nus, comportant beaucoup plus de modèles que le livre que j’avais sur la photo.

J’ai commencé à dessiner plus régulièrement, au crayon et au pastel, uniquement des nus artistiques. Tout n’était pas réussi mais d’année en année j’ai progressé. Mes feuilles de dessin sont passées d’un format A4 à un format A3. Je pouvais ainsi réaliser des formats plus grands. 

J’aimais le contraste que je pouvais obtenir avec un simple pastel noir sur le papier blanc et surtout, avoir du noir plein les doigts, à force de frotter la poussière de pastel sur le papier.

De temps en temps, j’ajoutais un peu de couleur rouge, peut-être pour apporter un côté plus dramatique au dessin. 


Du noir et blanc à la couleur

Au bout de trois ou quatre années, j’ai eu envie de passer à autre chose, de sortir de ma zone de confort. La peinture à l’huile m’attirait depuis un certain temps mais je n’avais pas encore osé me lancer. 

Me lancer dans la peinture à l’huile ne voulait pas simplement dire changer de technique. Cela voulait surtout dire que je devais me mettre à la couleur. Je ne sais pas pourquoi mais, après tant de temps passé à créer des oeuvres en noir et blanc, la couleur me faisait un peu peur. 

Comment choisir les bonnes couleurs, les bonnes associations, comment faire pour que la couleur ne prenne pas le dessus sur la composition du tableau? Il n’y avait qu’une solution: se jeter à l’eau!

Pour mon premier tableau, j’ai pris pour modèle une publicité pour un parfum, que j’avais trouvée dans un magazine. Je l’ai peint dehors, sur la terrasse de mes parents. Je pense avoir bénéficié de la chance du débutant car, même encore aujourd’hui j’en reste plutôt fière.

La peinture à l’huile m’a permis de me détacher des photos que j’utilisais pour modèle. Je n’essayais plus de reproduire ce que je voyais le plus fidèlement possible et je pouvais enfin commencer à chercher mon propre univers artistique. 


Naissance des femmes-arbres

Un peu par hasard, j’ai commencé à peindre des femmes-arbres. J’avoue que la première fois que c’est arrivé, c’était simplement une solution de facilité que j’avais trouvée pour ne pas devoir dessiner la tête des personnages de ma toile. Lorsque j’ai vu le résultat, j’ai su que c’était bien plus que cela.

Ces premières femmes-arbres reflétaient exactement ce que j’avais voulu transmettre dans ce tableau. Elles sont donc devenues ma marque de fabrique et on les retrouve régulièrement dans mes oeuvres, encore aujourd’hui.


L’émotion brute.

Quelques années plus tard, je suis passée par une phase où j’ai voulu explorer un genre de peinture plus « brut », plus instinctif. J’ai mis de côté mes pinceaux pour peindre une série de plusieurs toiles en appliquant la peinture directement à la spatule. 

Je commençais par peindre le fond en utilisant de nombreuses couleurs, avant de peindre le corps du modèle en noir et blanc. Les toiles ainsi obtenues dégageaient plus d’énergie, une émotion différente.

Une fois mon exploration terminée (5 ou 6 tableaux), je suis revenue à une peinture plus proche de ce que je faisais avant. 


Du monde physique au monde digital.

J’ai arrêté la peinture à l’huile depuis quelques années maintenant. Ce n’est pas que je n’en ai plus envie mais simplement que les toiles prennent énormément de place, vu que j’aimais travailler sur de grand formats. J’ai découpé les toiles que j’avais de leur support et je les ai enroulées ensemble pour qu’elles prennent moins de place.

Je suis donc revenue au dessin et au pastel et, surtout, j’ai découvert un nouvel univers qui est celui du dessin (ou peinture) digital(e). Créer des oeuvres avec ma tablette graphique a un avantage certain, puisque les dessins réalisés ne prennent aucune place physique (quelle que soit leur taille virtuelle). 

Dessiner sur ordinateur permet aussi de jouer sur les effets, la profondeur, les différentes couches. On peut revenir en arrière d’un seul clic en cas d’erreur. Tout est réversible et on peut faire autant de versions d’une oeuvre qu’on en a envie. 

Le dessin digital offre tellement de possibilités que je suis bien loin d’en avoir fait le tour (et qu’il peut être facile de s’y perdre quand on débute). Je trouve que c’est un terrain de jeu extraordinaire.

La seule chose qui me manque avec le dessin virtuel, c’est le plaisir d’avoir les doigts pleins de pastel ou de peinture, l’odeur de l’huile en train de sécher, le toucher d’une toile un peu rugueuse. L’ordinateur génère une certaine distance entre la personne qui crée et son oeuvre. C’est du moins ainsi que je le ressens. 

Comme quoi chaque technique, chaque médium à ses avantages et ses inconvénients!


Cette visite touche déjà à sa fin. J’espère que vous aurez apprécié ce petit voyage dans mon univers. C’était en tout cas un vrai plaisir pour moi de partager ces quelques oeuvres avec vous! 

L’art ne vaut pas grand-chose si on ne peut le partager…

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